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 GALERIE ART PREMIER AFRICAIN GALERIE ART PRIMITIF AFRICAIN AFRICAN ART GALLERY

GALERIE ART PREMIER AFRICAIN GALERIE ART PRIMITIF AFRICAIN AFRICAN ART GALLERY

African Paris Gallery L'Oeil et la Main. Art premier primitif africain
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Statue féminine anjenu, Idoma, Nigeria
Statue féminine anjenu, Idoma, Nigeria
45 000,00 €
Masque facial à cornes Kwele, Gabon
Masque facial à cornes Kwele, Gabon
150 000,00 €

Baroness Karen Blixen

 

La baronne Karen von Blixen-Finecke, née Karen Christentze Dinesen, et connue sous son pseudonyme d'Isak Dinesen (17 avril 1885 à Rungstedlund dans la commune de Hørsholm – 7 septembre 1962 à Rungstedlund) est une femme de lettres danoise, célèbre pour avoir écrit La Ferme africaine dont est tiré le film Out of Africa : Souvenirs d'Afrique et Anecdotes du destin dont une nouvelle sert
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Maitre de BULI ( Maitre de Katéba)

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POL P. GOSSIAUX 
 
Professeur d’Histoire et Ethno-sémiologie 
des arts africains à l’Université de Liège. 
 
 
 
Les Maîtres de Buli 
 
Esthétique et Ethno-histoire (avec deux inédits) 
 
 
 
En 1937, le hasard d'une exposition1 mit en présence deux sièges à 
cariatide « royaux »2 d'origine Luba (Zaïre) qui offraient entre eux de 
frappantes similitudes, tout en présentant d'étroites analogies avec la 
célèbre porteuse de coupe agenouillée, conservée au Musée de Tervuren3. 
Tout en entrant incontestablement dans l'orbe de la grande statuaire des 
Baluba (plus précisément du groupe des Bahemba-Bakunda), ces œuvres 
s'écartaient à tel point des canons esthétiques fondamentaux de ce peuple 
que l'organisateur de l'exposition, Fr. M. Olbrechts, acquit la conviction 
qu'elles étaient de la main
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Pol Pierre Gossiaux
 
Titulaire de la Chaire
d’Anthropologie des systèmes symboliques
et d’Ethnosémiologie de l’Art africain
Université de Liège (Belgium)
 
PP.Gossiaux@ulg.ac.be
 
 
 
 
 
Le Bwame  du Léopard
des
Babembe  (Kivu-Congo)
 
Rituel initiatique et rituel funéraire
 
Avec 52 illustrations
 
 
 
 
 
 
 
          2
     
 
 
 
Table des matières (1ère partie)
 
 
 
 
 
Avant dire. Présentation du Bwamè                                    
 
 
3
Fondements de l’anthropologie
et de l’ethnosémiologie bembe
 
10
Exorciser l’animal
 
Fondements du savoir bembe
 
 
15
Les animaux et la titulature du Bwamè
       
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Pol P. Gossiaux
 
Professeur d’Histoire et Ethno-sémiologie
des arts africains à l’Université de Liège.
 
 
 
Les Maîtres de Buli
 
Esthétique et Ethno-histoire  (avec deux inédits)
 
 
 
En 1937, le hasard d'une exposition1 mit en présence deux sièges à cariatide « royaux »2 d'origine Luba (Zaïre) qui offraient entre eux de frappantes similitudes, tout en présentant d'étroites analogies avec la célèbre porteuse de coupe agenouillée, conservée au Musée de Tervuren3. Tout en entrant incontestablement dans l'orbe de la grande statuaire des Baluba (plus précisément du groupe des Bahemba-Bakunda), ces œuvres s'écartaient à tel point des canons esthétiques fondamentaux de ce peuple que l'organisateur de l'exposition, Fr. M. Olbrechts, acquit la conviction qu'elles étaient de la main d'un artiste unique dont le génie, profondément original, n'avait su se plier aux normes esthétiques imposées par la Tradition. « Pour la première fois, note M. Leiris, l'idée de l'individualité d'un sculpteur africain (était) mise en avant »4.
 
La porteuse de coupe de Tervuren, longtemps surnommée « Kabila la mendiante »5, avait par son originalité plastique et le profond mystère qu'elle semble receler intrigué de nombreux esthètes, des cubistes (C. Einstein) aux surréalistes (Ph. Soupault). Mais l'on attribuait volontiers ce
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Image CARNETS DE VOYAGES - Edmond Dartevelle, un valeureux explorateur africain
DULON Bernard
CARNETS DE VOYAGES - Edmond Dartevelle, un valeureux explorateur africain
 
Catalogue exposition - Musée du Président Jacques Chirac, Sarran, 2010 - 235 p., 52 ill. n/b., 160 ill. coul.
Cet ouvrage, qui accompagne l'exposition éponyme, recueille dans une première partie des notes et des photographies qu'Edmond Dartevelle avait pris lors de ses voyages au Congo et en Angola, dans les années 30 et 50. La deuxième partie de l'ouvrage s'attarde sur les très belles pièces collectées par Edmond Dartevelle, aujourd'hui réparties entre le Musée Royal d'Afrique Centrale de Tervuren et des collectionneurs privés, descendants de Dartevelle. L’imagerie de l’explorateur courageux au sens du XIXe siècle, homme d’action et de terrain, en marge d’une colonisation brutale et de savant à la Jules Verne parti à la conquête de savoirs sur l’histoire des peuples noirs et des formations géologiques du Bakongo va bien à Edmond Dartevelle, parce qu’il a voulu croiser ces domaines, en héritier des encyclopédistes français, rompant avec l’exiguïté de l’expert, risquant des totalisations partielles, tiré par un projet global toujours remis en question, toujours inachevé. Restent ses écrits et les chefs-d'oeuvre de l'art Kongo qu'il a collectés et qui sont les véritables sujets de la présente
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Image Formes et figures
Formes et figures: L'Art africain dans la collection Horstmann
 
(ISBN-10: 8884910404:ISBN-13: 978-8884910400) Relié: 271 pages - Langue:Français - Editeur: Skira / Seuil (31 janvier 2002)
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../.. Réalisée sur trois décennies par Udo Horstmann et son épouse, la collection Horstmann est tout à fait exceptionnelle dans la mesure où elle offre une vision fascinante de la variété des solutions adoptées par les artistes noirs au cours des siècles: près de 120 sculptures extraordinaires, figures, masques, ustensiles pour la maison et armes venant de Guinée-Bissau, du Mali, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Ghana, Togo, Nigéria, Afrique du Sud, Swaziland, Mozambique, Kenya et Soudan.L'origine de ces oeuvres d'art - choisies pour leur perfection, qui transcende leur simple fonction utilitaire - touche toutes les terres du continent, y compris les régions méridionales et orientales, rarement si bien représentées dans les autres collections; et leur réalisation s'étend sur plusieurs millénaires. La présence d’œuvres anciennes va à l'encontre de l'idée préconçue qui prévalut sur l'art africain jusqu'à une période récente, affirmant l'absence de toute évolution dans la création artistique de l'Afrique noire et, par conséquent, de toute qualité historique. Une telle affirmation aura du mal à disparaître si la sculpture africaine est toujours présentée comme «primitive». Une autre qualité particulièrement
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Art primitif : prix du désir, prix de l’objet
AuteurRolande Bonnain-Dulon du même auteur
CRH/EHESS
24, bd de Magenta
75010 ParisRolande.Bonnain-Dulon@ehess.fr
« L’art primitif a influencé tout l’art contemporain.
C’est normal qu’il ait un prix. »(Jeune marchand parisien)
 
« Noirs désirs » [Télérama, 26/06/2003], « Bas les masques » [Libération, 1/07/2001], « La ruée vers l’or noir » [Le Figaro, 2/07/2001], « Les sortilèges de l’art africain » [Le Figaro, dossier Patrimoine, 26/10/2001], tous ces titres (et d’autres non moins accrocheurs) ont annoncé et suivi la dispersion aux enchères publiques en juillet 2001, soit un an après sa mort, de la collection d’art primitif d’Hubert Goldet, grand amateur et cofondateur de la revue ArtPress. La vente, qui avait duré deux jours et attiré amateurs, marchands et curieux d’Europe et d’Amérique, avait joui d’un énorme succès : 644 lots proposés et vendus pour la somme de 88,4 millions de francs avec les frais soit 13,5 millions d’euros. Cet événement témoigne, s’il en est encore besoin, que ce domaine de l’art, l’un des derniers découverts par l’Occident, n’est plus confidentiel et déborde le cadre du petit monde des initiés. Depuis son ouverture en avril 2000, le pavillon des
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Le socle et l’objet
 
Anne Villard *
 
Tout comme l’éclairage ou
la couleur, le socle est un des
éléments qui participent à la
construction de sens émanant
de l’ensemble d’une expo-
sition. Et à ce titre il concourt
à la compréhension de l’objet
qu’il présente. L’auteur
s’attache à mettre au jour les
types de liens existants entre
le socle et l’objet et analyse
à travers quelques exemples
la façon dont, dans le
contexte de l’exposition,
les messages sont véhiculés
par le socle.
 
* Anne Villard est muséologue
27 rue Bretonneau
37000 Tours
téléphone + 33 2 47 31 90 52 et
+ 33 6 19 55 73 18
annevillard@voila.fr
 
S’interroger sur la nature des liens qui
s’établissent entre le socle et l’objet c’est
parler de la relation qui s’instaure entre
ces deux objets c’est aussi mettre en évi-
dence la ou les fonctions du socle (ou du
support) dans l’exposition de l’objet.
En muséologie, la nature polysémique et
polyfonctionnelle de l’objet est aujour-
d’hui une évidence, et nous ne saurions
ignorer l’importance de son contexte de
présentation (1). L’objet s’insère dans
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L’Afrique fantôme de Michel Leiris
" L’Afrique fantôme " de Michel Leiris
   

Du 31 mai 1931 au 16 février 1933, l’écrivain français Michel Leiris a traversé l’Afrique. Partant de Dakar, ses recherches ethnographiques ont guidé ses pas jusqu’à l’Ethiopie. Presque deux ans à arpenter le continent, à en devenir familier et même intime.
Deux ans pour achever son détachement des préjugés et des valeurs de l’Europe, et sa pénétration des vérités africaines. "De fil en aiguille, et à mesure que je m’accoutumais à ce milieu nouveau, je cessai de regarder les Africains sous l’angle de l’exotisme, finissant par être plus attentif à ce qui les rapprochait des hommes des autres pays qu’aux traits culturels plus ou moins pittoresques qui les en différenciaient. "

De ce voyage impossible au coeur de ce qui était alors partagé entre les empires coloniaux français et britannique, Michel Leiris a gardé une trace précise : son journal, composé soigneusement au jour le jour, notant les événements, petits et grands, les recherches, les surprises, les ennuis aussi, ou les rêves, joyeux ou tristes, mystérieux parfois. Le style de l’écrivain fait merveille dans la dissection précise du monde, si étrange et neuf qu’il puisse être. D’où un sentiment de haute lucidité, même si certaines notations, au début du voyage surtout, trahissent

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Les Pendé

 

Les Pendé repoussés vers le nord par les lunda, durant le 17ème, s’installèrent dans une région, située entre les régions Loango et Kasaï. Deux cents ans plus tard les Tchokwé envahirent les territoires Pendé, lorsqu’ils migrèrent vers le nord en provenance d’Angola, mais ils furent contraints de rendre les territoires annexés par les colonisateurs belges. Les 500000 Pendé principalement agriculteurs ne sont pas gouvernés par une autorité centrale mais par les chefs de famille, connus sous le nom de Djogo, parfois assistés par les nobles par des nobles. Les jeunes hommes sont organisés en groupe d’âge, et doivent passer par différentes initiation y compris celle de la circoncision durant l’adolescence.

L’art Pendé peut être divisé en deux traditions, artistiques, la première provient des Pendé occidentaux qui vivent le long de la rivière Lodango, la seconde est centré sur les Pendé orientaux le long de la rivière Kasaï.

 

Masques :

Les Pendé occidentaux ont utilisés une quinzaine de types de masques différents durant leur cérémonie, ils ont des yeux regardant vers le bas un nez triangulaire, et une bouche protubérante laissant parfois voir les dents.

On trouve souvent trois types de masques dans les collections occidentales. Le premier a longue barbe est appelé Kiwoyo-Muyombo. Le deuxième connu sous le nom de Mangu, montrent les traits distordus, qui évoquent probablement les effets d’une crise d’épilepsie. Le troisième un masque de chef appelé Phumbu, a une coiffure divisé en trois parties.

Les masques

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Agenda des expositions d'Art primitif

  

 

février 2011 Exposition d' art primitif à la galerie : Senoufo
mars 2011 Exposition d' art primitif à la galerie : Senoufo
avril 2011 Exposition d' art primitif à la galerie : Dogon
mai  2011 Exposition d' art primitif à la galerie : Dogon
juin  2011 Exposition d' art primitif à la galerie : Dogon
juillet  2011 Exposition d' art primitif à la galerie : Dogon
août 2011 Exposition d' art primitif à la galerie : Dogon
septembre  2011 Exposition d' art primitif à la galerie : Yoruba
octobre 2011 Exposition d' art primitif à la galerie : Yoruba
novembre 2011 Exposition d' art primitif à la galerie : Yoruba
décembre 2011 Exposition d'
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Image Yaka

MBAWA-PAKASA


L'IMAGE DU BUFFLE CHEZ LES YAKA ET LEURS VOISINS
Arts d'Afrique Noire arts premiers Printemps 1981 N° 77
Lorsque nous nous penchons sur la signification d'un masque africain, nous ne cherchons pas à savoir quel "message" il apporte, par la vertu de quelque notion essentielle de déguisement et par sa présence, mais plutôt à quelle sorte de continuum il appartient. Les masques existent à la confluence des traditions picturales, orales et fonctionnelles dont aucune n'apparais (au regard profane incapable de reconnaÎtre les sujets et encore moins de les discerner. La compréhension du code pictural utilisé requiert non seulement un commentaire élaboré mais un examen des composants tels qu'ils s'imposent à travers le contexte original. Permettez-nous de proposer l'exemple de l'image ayant rapport au buffle dans la région du Kwango-Kwilu du ZaÏre Sud-occidental (1).
Synceros caffer, le plus grand des bovidés africains, est un animal massif, noir, au poil ras, mesurant 1,50 m au garrot et pesant près d'une tonne (900 kg.) (fig. 1). Ses lourdes cornes ont un écartement de plus d'un mètre, sont incurvées de haut en bas et vers l'intérieur et forment de larges bosses à leurs bases. Cet animal, à l'origine, occupait les régions du centre, de l'Est et du Sud de l'Afrique, fréquentant les plaines dégagées, les forêts ouvertes et le lit des rivières et des marécages bordés de roseaux. Communément aperçu en troupeaux d'une douzaine à cent têtes, il a l'habitude de paître et brouter le matin de bonne heure et, de nouveau, à la nuit tombée, cherchant l'ombre aux heures chaudes mais se déplaçant aussi parfois la nuit. Les femelles ne portent qu'un veau pendant

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L’art indigène des colonies françaises _ Pavillon de Marsan (Louvre, Paris) 1923

 

Stéphane Chauvet et l’exposition du pavillon de Marsan

 

Stéphane Chauvet est né le 27 Novembre 1885, à Béthune dans le Pas de Calais, il était normand d’origine, riche d’une magnifique hérédité scientifique et intellectuelle. Son père inventa la lampe à arc et le treuil Chauvet qui révolutionna les conditions d’exploitation des mines.

Entraîné dans ce courant très jeune, Stephen Chauvet manifesta une vivacité d’intelligence dont on rencontre peu d’exemples. Lauréat au concours général, bachelier de philosophie à 15 ans, le naturaliste Mangin, directeur du Museum, frappé par ses dons d’observation l’arrache à la préparation de polytechnique pour l’orienter vers la médceine et les sciences naturelles. Depuis le jour où après la guerre 14-18 il obtint de la veuve du commandant Bertrand revenant de >Zinder une petite statuette féminine du Soudan et un masque double, Chauvet fut touché par la grâce de l’art nègre et par le démon de la collection.

De 1920 à 1935 quinze années durant il sera un des plus surts animateurs de ce mouvement qui oriente l’opinion publique vers les arts indigènes et en particulier

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Extrait du monde diplomatique

DES EXHIBITIONS RACISTES QUI FASCINAIENT LES EUROPÉENS

Ces zoos humains de la République coloniale
Comment cela a-t-il été possible ? Les Européens sont-ils capables de prendre la mesure de ce que révèlent les « zoos humains » de leur culture, de leurs mentalités, de leur inconscient et de leur psychisme collectif ? Double question alors que s’ouvre enfin, à Paris, au c ur du temple des arts - le Louvre -, la première grande exposition sur les arts premiers.

Par Nicolas Bancel, Pascal Blanchard et Sandrine LemaireLes zoos humains, expositions ethnologiques ou villages nègres restent des sujets complexes à aborder pour des pays qui mettent en exergue l’égalité de tous les êtres humains. De fait, ces zoos, où des individus « exotiques » mêlés à des bêtes sauvages étaient montrés en spectacle derrière des grilles ou des enclos à un public avide de distraction, constituent la preuve la plus évidente du décalage existant entre discours et pratique au temps de l’édification des empires coloniaux.

« Cannibales australiens mâles et femelles. La seule et unique colonie de cette race sauvage, étrange, défigurée et la plus brutale jamais attirée de l’intérieur des contrées sauvages. Le plus bas ordre de l’humanité  (1). »

L’idée de promouvoir un spectacle zoologique mettant en scène des populations exotiques apparaît en parallèle dans plusieurs pays européens au cours des

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Image exposition coloniale ou zoo humain

Extrait du monde diplomatique

DES EXHIBITIONS RACISTES QUI FASCINAIENT LES EUROPÉENS

Ces zoos humains de la République coloniale
Comment cela a-t-il été possible ? Les Européens sont-ils capables de prendre la mesure de ce que révèlent les « zoos humains » de leur culture, de leurs mentalités, de leur inconscient et de leur psychisme collectif ? Double question alors que s’ouvre enfin, à Paris, au c ur du temple des arts - le Louvre -, la première grande exposition sur les arts premiers.

Par Nicolas Bancel, Pascal Blanchard et Sandrine LemaireLes zoos humains, expositions ethnologiques ou villages nègres restent des sujets complexes à aborder pour des pays qui mettent en exergue l’égalité de tous les êtres humains. De fait, ces zoos, où des individus « exotiques » mêlés à des bêtes sauvages étaient montrés en spectacle derrière des grilles ou des enclos à un public avide de distraction, constituent la preuve la plus évidente du décalage existant entre discours et pratique au temps de l’édification des empires coloniaux.

« Cannibales australiens mâles et femelles. La seule et unique colonie de cette race sauvage, étrange, défigurée et la plus brutale jamais attirée de l’intérieur des contrées sauvages. Le plus bas ordre de l’humanité  (1). »

L’idée de promouvoir un spectacle zoologique mettant en scène des populations exotiques apparaît en parallèle dans plusieurs pays européens au cours des années 1870. En Allemagne, tout d’abord, où, dès 1874, Karl Hagenbeck, revendeur d’animaux sauvages et futur promoteur des principaux zoos européens,

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Parcours des mondes
Le salon international des arts premiers

DOSSIER DE PRESSE

Entretien avec Pierre Moos, directeur de Parcours des Mondes

En 2008, vous repreniez Parcours des mondes et proposiez une nouvelle
organisation, quel est le bilan de cette année 2008 ?
La nouvelle formule de Parcours des mondes, le salon international des arts premiers mise
en place pour l’édition 2008 a rassemblé les suffrages et atteint ses objectifs d’ouverture, de
qualité et de sérieux. Le retour des grands collectionneurs américains à Saint-Germain-des-
Prés et la diversification du public ont également confirmé l’engouement grandissant pour les
arts premiers et leur montée en puissance en tant que valeur sûre du marché de l’art.
Quels seront les points forts de l’édition 2009 du salon ?
Cette huitième édition de Parcours des mondes se
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LA SCULPTURE AFRICAINE

Introduction
Contexte de la sculpture africaine
Les lieux de la sculpture africaine traditionnelle
Canons de la sculpture africaine
Des techniques et des créateurs
Esthétique
Rôle de la sculpture africaine dans son milieu
Impact universel de la sculpture africaine
Indications bibliographiques

 
Introduction

Jamais sujet n'a fait couler autant d'encre que la sculpture africaine traditionnelle. Jamais, malgré toutes les tentatives, l'homme n'a réussi a l'évacuer de son champ mental et encore moins de son histoire, c'est-à-dire de sa rencontre avec l'autre. Elle a été une des pièces maîtresses pour mesurer la "civilisation" de l'homme noir et sa capacité à créer, capacité diversement appréciée tout au long de l'histoire jusqu'à ce que au début de ce siècle, le cubisme aidant,
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Etude sur le sacré


 Introduction
Le sacré : le véritable paradigme
Le vice dans la recherche en anthropologie du sacré
La position du chercheur africain
L'incohérence du vrai-faux paradigme de l'irrationnel
L'importance de l'événement primordial
Le culte des ancêtres : à la recherche d'une définition
L'événement primordial : le phénomène agraire
Les fondements biologiques
Les fondements neurobiologiques
Les fondements astronomiques
Conclusion
Bibliographie
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LES VOIES DE L'AFRO-RENAISSANCE

Texte tiré du "monde diplomatique" Octobre 1998

En matière économique, l’Afrique fait figure de continent pauvre et marginalisé. Depuis la fin de la guerre froide, elle apparaît comme une zone déclassée qui ne représente plus un enjeu géopolitique et diplomatique pour les grandes puissances. En dehors des situations d’urgence qui exigent des interventions humanitaires, plus personne ne s’intéresse véritablement au sort des 700 millions d’hommes et de femmes qui vivent dans cette partie du monde. « Faillite du développement » ? « Retard » ? Ou bien, plutôt, résistance des sociétés africaines, refus de se laisser prendre au piège néolibéral, et émergence de solutions de rechange au modèle occidental de développement ?


Peu d’études sur le continent laissent réellement place à l’espoir : on ne cesse d’y répéter que « l’Afrique s’enfonce » et devient « un conservatoire des maux de l’humanité   ». L’image d’un « continent naufragé », mille fois ressassée, paraît résumer l’ensemble des perceptions d’une Afrique qui tendrait à se confondre avec la misère, la corruption et la fraude et qui serait la patrie de la violence, des conflits et des
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VIE ET MORT DES OBJETS DE SURFACE

" Ce que les Noirs adorent, ce n'est pas la pierre, l'arbre, la rivière,
mais l'esprit qu'ils croient y résider. "
(J. THEILHARD DE CHARDIN La Guinée supérieure et ses missions)

Vie des objets de surface

Les objets rituels, masques, statues, mobilier, utilisés en surf ace, jouent dans la société africaine traditionnelle, m rôle bien plus important que les objets funéraires, destinés à'être enterrés. Il faut leur adjoindre une petite quantité de pièces au double emploi (parures, mobilier sacré) qui accompagnent le mort dans sa tombe, comme à Igbo-Ukwu au Nigeria, ou certains objets funéraires trouvés fortuitement et réutilisés en surface, comme chez les Kissi en Guinée, ceux de la culture nok ou de celle d'Owo au Nigeria.

En Afrique, les esprits sont partout présents. Un homme devient souvent plus important après sa mort que pendant sa vie. Les signes de surface fonctionnent par ensembles et sous-ensembles, dans un rapport étroit entre le rôle qu'ils jouent et celui de leurs manipulateurs ; il existe des objets collectifs (souvent les masques), semi-collectifs (de nouveau les masques et une petite partie de la statuaire) et ceux
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