Résultat de la recherche : 'culturel'
LE MASQUE DANS LA SCULPTURE AFRICAINE
Aucune société humaine n’a ignoré le masque et celui-ci surgit dès le moment où l’homme accède à l’état de culture. De la Grèce antique à l’Amérique ancienne en passant par l’Asie et l’Océanie, les masques ont symbolisé les dieux, incarné la beauté et l’effroi, exprimé l’immanence et l’illusion mais aussi le calme, l’ordre et la sérénité. Il en fut ainsi des Gorgones dont parle Hésiode, des masques d’initiation du Péloponèse, des masques bugaku et nô du Japon, des masques barong de Java, des masques des Eskirno et des Indiens d’Amérique du Nord, des masques des Papou Orokolo de la Nouvelle-Guinée. En Afrique Noire, continent célèbre depuis le début de ce siècle pour la richesse de son art, la sculpture des masques est une dominante majeure de l’art plastique. Le masque peut ici être considéré comme un phénomène artistique caractérisé par son ubiquité et la diversité de ses formes et styles.
LE MASQUE SE RENCONTRE PARTOUT
On rencontre le masque dans les savanes des pays Soudanais et des pays Bantou comme on le rencontre dans les forêts du Golfe de Guinée et de la cuvette Congolaise. Or, ces régions recouvrent plusieurs types de civilisations : Les civilisations des clairières avec les Dan, le Vê et les Akan ; - Les civilisations des greniers avec les Dogon, les Sénoufo ; Les civilisations des cités avec les Mandingues et les Yoruba. Il s’agit là aussi de sociétés qui peuvent être patrilinéaires ou
[ Lire la suite... ]
|
De l’africanisme aux études africaines Textes et « humanités » Alain Ricard Tout discours sur l'Afrique, et en particulier l'Afrique noire, ne peut il relever que de la passion, voire de lacompassion ? N’y a t-il que les fous d’Afrique – titre d’un livre récent – pour s’intéresser à elle ? Quelles formes de raison peut-il convoquer ?La première qui se présenta fut géographique. Sorte de page blanche de notre humanité jusqu'au XIXe siècle, l'Afrique a été inscrite avec nos routes, nos cartes, nos frontières ; aujourd'hui, les images satellitaires ne nous en laisentrien ignorer. Nous savons au mètre près ce qui se passe à Kisangani en guerre, là où Stanley donna à des chutes son nom : il avait compris que cette courbe du fleuve Congo était le centre du continent, il pensait en géographe et en stratège... Cette Afrique des images reste face à nous, extérieure : ne relève-t-elle pas aussi d'autres formes de raison plus intérieures, voire existentielles ? Quel immense murmure monte de la forêt ? Que dit-il ? Ces Africains ne sont-ils qued'empruntés francophones ou de pompeux anglophones ? Des bégayeurs maladroits ou des volubiles irresponsables ?L'inscription géographique, qui en reste à l'image, est trop facilement la proie de la marchandise. Aujourd'hui il nous faut le son, le discours. Des langues en expansion composent d'autres circulations que nous ne capterons pas avec nos satellites. Il nous faut passer de l'œil à l'oreille, du regard à l'écoute... Les blancs des cartes Les sciences humaines redécouvrent l’afrique, titrait un journal du soir après un colloque tenu à Nantes – « Les sciences de l’homme
[ Lire la suite... ]
|
Les collections d'art africain dans les musées du monde
L'Amérique
Bermudes
Hamilton
Bermuda National Gallery
City Hall, Church Street
lu-sa 10-16
Arts d'Afrique occidentale: Bamana, Bwa, Bete, Guro, Yaoure, Senufo, Ashanti, Yoruba, Ibo, Bamileke...
Brésil
Bahia
Museu Afro-Brasileiro. Universidade Federal da Bahia
Terreiro de Jesus
ma-sa 9-17
Arts et objets cultuels d'Afrique Noire: Yoruba...
Sao Paulo
Museu de Arqueologia e Etnologia. Universidade de Sao Paulo
Cidade Universitaria. Av. Prof Almeida Prado
ma-ve 9-17; sa 10-14
Ethnographie de l'Afrique noire. Exposition permanente "Culturas e Sociedades"
Canada
Calgary
Glenbow Museum
130 9th Avenue S.E.
ma-di 9-17
Arts d'Afrique occidentale: Baga, Senufo, Ashanti, Yoruba, Ibo, Yaunde, Bamileke... (non exposés en permanence)
Kingston (Ontario)
Agnes Etherington Art Centre. Queens University
Queens University Campus
ma-ve 10-17; sa-di 13-17
Arts d'Afrique occidentale: Bidyogo, Dogon, Bamana, Bankoni, Mossi, Dan, Senufo, Baule, Yaure, Anyi, Ashanti, Fanti...
Arts du Nigeria: Yoruba, Ibo, Urhobo, Koro, Mama, Kaka...
Arts du Gabon et du Congo: Fang, Kota, Bembe, Kongo, Yombe, Pende, Luba, Hemba, Lega, Songye, Tshokwe... (Coll. Lang)
Montréal
Musée des beaux-arts
1379-1380 rue
[ Lire la suite... ]
|
|
La littérature d'Afrique noireLa littérature moderne d'Afrique noire se situe au confluent de divers courants: ses propres traditions locales et diverses; l'impact des mondes islamiques et arabes; l'influence omniprésente du colonialisme européen et du christianisme. Les Africains se sont montrés particulièrement prolifiques depuis la Seconde Guerre mondiale; utilisant le français, l'anglais, le portugais et plus de quarante langues africaines, ils ont composé de la poésie, de la fiction, du théâtre, et inventé des formes d'écriture pour lesquelles il n'existe pas de descriptif dans le monde littéraire européen. Leurs oeuvres dressent le portrait de la réalité politique et sociale moderne, et s'attachent aux systèmes de valeurs, qu'ils soient ou non africains. Dans le même temps, leurs écrits sont fondés sur les traditions indigènes et des visions du monde typiquement africaines.Bien avant l'arrivée des Européens, avant même le développement de l'écriture, les peuples de l'Afrique sub-saharienne ont exprimé de façon artistique leurs pensées, leurs sentiments et leurs préoccupations les plus profonds, sous la forme de mythes, de légendes, d'allégories, de
[ Lire la suite... ]
|
|
L'Afrique depuis 1935
Directeur de recherche Professeur A.A. Mazrui (Kenya)
Co-directeur C. Wondji (Côte d’Ivoire)
Les arts et la société depuis 1935 J. VANSINA
Partout en Afrique aujourd'hui les arts donnent le spectacle d'un étonnant bouillonnement de créativité surgi avec une étourdissante diversité de toutes les couches de la société. Beaucoup de nouvelles tendances artistiques datent de la seconde moitié de la période coloniale. Du reste, certains pionniers œuvrent encore de nos jours. Après tout, il n'est passé que deux générations depuis 1935. Or, dans ce court laps de temps, l'activité artistique a été d'une richesse et d'une diversité telles que ce chapitre pourra tout au plus retracer les grands axes de son évolution (1).
Au départ, il faut énumérer un petit nombre de traits généraux d'ordre social et culturel qui constituent la matrice de l'ensemble. Ce sont : l'impact croissant mais inégalement réparti de l'Europe, la croissance des villes, les
[ Lire la suite... ]
|
|
L'Afrique sous domination coloniale, 1880-1935
Directeur de recherche Professeur A.A. Boahen (Ghana)
En février 1976, au Nigeria, un homme était arrêté à un barrage de police entre Ibadan et Lagos. Il transportait avec lui deux sacs pleins de sculptures de bronze et de bois qu'on le soupçonnait d'avoir volées bien qu'il affirmât en être le propriétaire. Renseignements pris, l'homme disait bien la vérité. Récemment converti à l'islam, il vivait et travaillait à Ibadan dans un centre communautaire. Les effigies sculptées des divinités yoruba qu'il transportait avaient été amenées à Ibadan, comme tant d'autres, par des travailleurs migrants pour la satisfaction des aspirations spirituelles de ces artisans, petits commerçants, fonctionnaires et autres travailleurs migrants dans leur séjour provisoire. Mais le chef de la communauté, s'étant converti à l'islam, entreprit à son tour de convertir ses voisins. Converti à son tour, le suspect s'entendit signifier que les symboles de son ancienne croyance devaient disparaître pour permettre au centre communautaire de devenir une demeure digne de la présence spirituelle d'Allah. Incapable d'envisager de détruire ces objets, il résolut de les ramener dans son village, leur lieu d'origine, où ils ont été depuis réinstallés.
Cet
[ Lire la suite... ]
|
Paris, capitale mondiale du marché des Arts premiers PARIS (AFP) - Paris est depuis quelques années la capitale mondiale du marché des Arts premiers d'Afrique et d'Océanie, forte d'une tradition héritée d'un passé colonial et de l'engouement, au début du siècle dernier, d'artistes comme Picasso ou Matisse pour +l'art nègre+. L'ouverture du musée du quai Branly, dont l'inauguration suscite fin juin une semaine chargée en ventes publiques -dont celle annoncée exceptionnelle de la collection Vérité les 17 et 18 juin à Drouot- confirme cette tendance. Pour l'expert Pierre Amrouche, "c'est à Paris qu'il y a le plus de galeries spécialisées dans les Arts premiers, c'est en France qu'il y a le plus de collectionneurs d'Arts premiers, c'est en France que se tiennent les plus importantes ventes aux enchères d'Arts premiers et c'est en France qu'on aura bientôt le plus important musée d'Arts premiers", résume-t-il. Paris "a regroupé tous les éléments" culturels et commerciaux - musées et marché - auparavant dispersés entre Bruxelles, New York et la France, ajoute Marguerite de Sabran, responsable de l'art africain et océanien pour Sotheby's Paris. Le chiffre d'affaires est impossible à connaître car les transactions se font autant en ventes publiques que dans les galeries ou entre collectionneurs. Mais pour Mme de Sabran, "de 50 à 60 pc des ventes d'art africain et océanien au monde se font à Paris", l'art précolombien restant surtout aux Etats-Unis. Les "premières ventes importantes d'art africain se sont faites à Paris, dans les années 30", raconte Bernard de Grunne, galériste
[ Lire la suite... ]
|
Le Museum of Fine Arts de Boston, dans le Massachusetts, est l'un des plus grands musées des États-Unis. L'institution fut fondée en 1870 et ouvrit en 1876, après avoir emprunté une grosse partie des collections du Boston Athenaeum. Le musée a emménagé dans ses locaux actuels de l'avenue Huntington en 1909. Ses collections sont variées. Parmi les domaines les mieux représentés figurent l'Antiquité, notamment de l'Ancien Empire égyptien, et la peinture française de la fin du XIXe siècle, avec par exemple la grande toile de Gauguin D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ?.FonctionnementEnviron 1 500 personnes travaillent bénévolement pour le musée Les missions des bénévoles sont diverses : assurer la promotion de l'institution culturelle dans la ville, s'occuper des guichets, guider les visiteurs dans le musée, etc.L'entrée au musée est payante, même s'il existe des abonnements annuels. Tous les élèves du niveau CM2 de la Nouvelle-Angleterre bénéficient d'une visite gratuite du musée Le musée accueille quelque 60 000 enfants chaque année.CollectionsArt antique
[ Lire la suite... ]
|
Sculpture
dédiée à Gou, divinité du fer travaillé et de la guerre Œuvre
en fer de 168cm de hauteur réalisée avant
1858 par Akati Ekplékendo Actuelle
République de Bénin Lauren Papet, Ecole du Louvre
Arrivée
dans les collections françaises et problèmes d’identification Cette statue a été rapportée en
France en 1894 par le capitaine Eugène Fonssagrives à la suite de la conquête
du Dahomey. Elle appartenait au butin de guerre découvert dans le palais
d’Abomey, délaissé par le roi Béhanzin en fuite, qui l’avait lui-même peut-être
apportée sur la côté en prévision de l’attaque française, dans l’espoir que la
divinité aiderait à protéger le royaume sur sa frontière la plus vulnérable.
Elle fut ensuite directement donnée au musée d’ethnographie du Trocadéro,
actuel musée de l’Homme (enregistrée le 30 avril 1894). Tout d’abord Fonssagrives l’a
présentée comme était une représentation d’Ebo, dieu tutélaire d’Ouidah ; thèse
[ Lire la suite... ]
|
Le Musée royal de l’Afrique centrale est situé à Tervuren, Belgique, à quelques kilomètres de Bruxelles.
Crée en 1897 sous l’impulsion du roi Léopold II il est intimement lié à l’histoire de la colonisation du Congo par la Belgique. Le musée du Congo, palais colonial à l’agencement art nouveau construit au milieu d’un parc somptueux relié à Bruxelles par une double avenue spécialement crée, était à l’origine destiné à éveiller l’intérêt et la curiosité du peuple belge pour ce qui était à l’époque l'« État indépendant du Congo » (1884 à 1908). Après 1908, il devint le Musée du Congo belge puis le Musée royal de l'Afrique centrale en 1960.
Histoire du musée
Pour donner une vitrine à son Congo et une idée du potentiel économique de cette région aux Belges et ainsi attirer les investissements, Léopold II souhaitait aménager une sorte de musée en mettant en scène les objets originaux, importés en quantité suivant une approche multidisciplinaire : anthropologique, ethnologique, botanique, zoologique, entomologique, géologique et minéralogique. À l’occasion de l’Exposition universelle de 1897, il fit construire dans le domaine royal de Tervuren le "Palais des colonies" conçu par l'architecte belge Georges Hobé dans le style art nouveau de l’époque. L’exposition temporaire qui y fut aménagée faisait la part belle à
[ Lire la suite... ]
|
Informations géographiques Coordonnées 48° 51′ 39″ N 2° 17′ 51″ E / 48.860833, 2.2975 Pays France Ville Paris Informations générales Collections arts africains arts asiatiques arts océaniens arts américains Nombre d'œuvres 3 500 en exposition 300 000 au total Superficie 40 600 m² Informations visiteurs Date d'ouverture 20 juin 2006 Visiteurs / an 952 000 (2006) 1 452 000 (2007) Adresse 37, quai Branly, 75007
Le musée du quai Branly ou musée des arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques (civilisations non occidentales) est situé quai Branly dans le VIIe arrondissement de Paris, à la place qui fut occupée par le ministère du Commerce extérieur. Projet ambitieux porté par Jacques Chirac (passionné d'"arts premiers") et réalisé par Jean Nouvel, il fut inauguré le 20 juin 2006.
Historique
Jacques Kerchache, marchand d'art et spécialiste en art africain, essaie dès le début des années 1990 de faire entrer les « arts premiers » (terme qu'il a inventé) au musée du Louvre. En 1990, il signe dans le journal Libération un article sur ce sujet ; cette même année, il rencontre Jacques Chirac, alors maire de Paris. Ce dernier, qu'on dit passionné par les "arts premiers", est élu président de la République en 1995. Dès son arrivée à la tête de l'État, il demande l'ouverture d'un département des arts
[ Lire la suite... ]
|
Claude Lévi-Strauss, né le 28 novembre 1908 à Bruxelles, est un anthropologue, ethnologue et philosophe français. Professeur honoraire au Collège de France, dont il a occupé la chaire d'anthropologie sociale de 1959 à 1982, et membre de l'Académie française, dont il est devenu le premier centenaire, il compte parmi les premiers théoriciens de la pensée structuraliste. Depuis ses premiers travaux sur les Indiens du Brésil, qu'il a étudiés sur le terrain entre 1935 et 1939, et la publication de sa thèse Les Structures élémentaires de la parenté en 1949, il a produit une œuvre scientifique dont les apports ont été reconnus au plan international. Il a ainsi consacré une tétralogie, les Mythologiques, à l'étude des mythes. Mais il a également publié des ouvrages qui sortent du strict cadre des études académiques, dont le plus célèbre, Tristes Tropiques, publié en 1955, l'a fait connaître et apprécier d'un vaste cercle de lecteurs. Biographie Enfance et formation Claude Lévi-Strauss, issu d'une famille juive d'origine alsacienne, est né à Bruxelles de parents français. Son père était un peintre portraitiste, qui fut ruiné par l'arrivée de la photographie et son grand-père maternel était le rabbin de la synagogue de Versailles. Il fait ses études secondaires à Paris aux lycées Janson-de-Sailly et Condorcet ; puis des études supérieures à la faculté de droit de Paris (licence) et à la Sorbonne (troisième à l'agrégation de philosophie en
[ Lire la suite... ]
|
Paul Klee, (prononcer "Klé"), est né le 18 décembre 1879 à Münchenbuchsee, près de Berne en Suisse et mort le 29 juin 1940. C'est un peintre suisse. Biographie Années de formation Il grandit dans une famille de musiciens : sa mère, Ida, est chanteuse professionnelle, et son père, citoyen allemand, est professeur de musique dans la capitale helvétique. C'est de lui que Klee hérite son amour pour la musique. Lui-même excelle très tôt dans l'apprentissage du violon. À l'automne 1898, ayant terminé ses "examens de maturité" (baccalauréat) pour devenir avocat, il commence ses études de peinture à Munich, d'abord dans l'atelier particulier de Knirr, puis à l'Académie, sous la direction de Franz von Stuck. En 1899, il rencontre sa future femme, Lily Stumpf (*1876-†1946), une pianiste. En 1900, il s'inscrit à l'académie des beaux-arts de Munich où il cotoie Vassily Kandinsky. Il passe l'hiver 1901-1902 en Italie et visite Rome, Naples, Florence. Il se laisse prendre par le charme de l'architecture de la Renaissance, de Michel-Ange et des premiers maîtres du Quattrocento. Quelques voyages occasionnels le conduisent à Munich, où il découvre en 1904, Aubrey Beardsley, William Blake, Francisco Goya, James Ensor, puis à Paris en 1905. Il retourne à Munich à la fin de 1906 pour y épouser Lily Stumpf avec qui il aura un seul fils, Félix, né en 1907 et mort en 1990. Premières œuvres À l'exposition de Munich, il fait la connaissance des oeuvres de Vincent van Gogh et de Paul Cézanne. Il y expose ses
[ Lire la suite... ]
|
Georges Braque Georges Braque, né à Argenteuil (Seine-et-Oise, actuellement Val-d'Oise) le 13 mai 1882 et mort à Paris le 31 août 1963, était un peintre et sculpteur français. Il fut, avec Pablo Picasso, l'un des initiateurs du cubisme. Biographie Georges Braque : « Je fuis mon semblable, dans tout semblable il y a un sosie. » Georges Braque grandit au sein d’une famille d’artisans. Il passe sa jeunesse au Havre et étudie à l'École des Beaux-Arts de 1897 à 1899 dirigé par Charles Lhuillier. Il y fait la connaissance d'Othon Friesz. Sa première formation comme peintre décorateur, il la doit à son père, Charles Braque, entrepreneur-peintre en bâtiment. À Paris, il suit les cours d'un maître décorateur et obtient son certificat d'artisanat en 1901. L'année suivante, il entre à l'académie Humbert qu'il fréquente jusqu'en 1904. C'est là qu'il rencontre Marie Laurencin et Francis Picabia. Du fauvisme au cubisme Il peint ses premières œuvres sous l'influence de l'impressionnisme jusqu'à ce qu'il découvre au Salon d’Automne de 1905 les toiles d'Henri Matisse et d'André Derain. Puis débute une collaboration artistique avec Othon Friesz avec qui il fait un séjour à Anvers, puis l'année suivante à L'Estaque (Bouches-du-Rhône) d'où il rapporte des tableaux fauves aux couleurs pures et aux compositions géométriques. ( « Souvenirs d'Anvers » ). Ses tableaux sont exposés en mars 1906 au Salon des indépendants.
[ Lire la suite... ]
|
FORCE ET MESURE
Elaborer une esthétique de l'Afrique noire apparaît comme une entreprise hasardeuse à bien des égards. Est-il légitime d'isoler ces objets, qu'aujourd'hui nous qualifions d'œuvres d'art, du cadre général de leurs relations et de leurs contraintes culturelles ? Peut-on les soumettre à un critère qui n'a jamais existé dans la pensée de leurs créateurs ? Et peut-on, enfin, voir dans cet art - si l'on s' en tient à ce terme - un phénomène uniforme, malgré la grande variété de styles tant régionaux que locaux que nous offre cet énorme continent, à la suite de longues évolutions historiques souvent mal connues ? Enfin, n'oublions pas que cette approche exclut de vastes régions, notamment l' Afrique blanche, c' est à dire la zone méditerranéenne avec son histoire millénaire ; l'Afrique orientale et méridionale dont les peuples de pasteurs ont donné naissance à des cultures pratiquement sans images ; et enfin ces sociétés de chasseurs, qui, encore à notre époque, n'ont pas dépassé le stade d'évolution de la préhistoire et dont les peintures rupestres constituent le principal témoignage d'une production artistique qui apparaît en divers points du continent. De même, il nous faut exclure de notre contribution à une esthétique de l'art d'Afrique noire les anciennes sociétés féodales, notamment le Bénin. Notre réflexion se borne donc aux vastes régions paysannes, véritable berceau de la sculpture sur bois. Lire la suite... ]
|
Jacques Kerchache Vie des objets de surface
Les objets rituels, masques, statues, mobilier, utilisés en surf ace, jouent dans la société africaine traditionnelle, m rôle bien plus important que les objets funéraires, destinés à'être enterrés. Il faut leur adjoindre une petite quantité de pièces au double emploi (parures, mobilier sacré) qui accompagnent le mort dans sa tombe, comme à Igbo-Ukwu au Nigeria, ou certains objets funéraires trouvés fortuitement et réutilisés en surface, comme chez les Kissi en Guinée, ceux de la culture nok ou de celle d'Owo au Nigeria. En Afrique, les esprits sont partout présents. Un homme devient souvent plus important après sa mort que pendant sa vie. Les signes de surface fonctionnent par ensembles et sous-ensembles, dans un rapport étroit entre le rôle qu'ils jouent et celui de leurs manipulateurs ; il existe des objets collectifs (souvent les masques), semi-collectifs (de nouveau les masques et une petite partie de la statuaire) et ceux -particulièrement des statuettes- réservés aux sages, mémoire vivante de la communauté. Ceux-ci réactualisent continuellement les objets dans les relations qu'ils entretiennent avec le monde extérieur (événements historiques, contacts avec l'islam, le christianisme, migrations, guerres, alliances) et le monde intérieur (esprits, mort, rêves). Autour
[ Lire la suite... ]
|
Pour son cinquième anniversaire, le quai Branly affiche un bilan plus que positif avec plus de sept millions de visiteurs depuis son ouverture. Désormais bien ancré dans le paysage muséal parisien, il a fait taire toutes les critiques formulées à son encontre lors de son inauguration, en grande pompe, le 20 juin 2006, par Jacques Chirac et Kofi Annan. En 2010, il accède à la première place du classement des musées, réalisé par le Journal des Arts, détrônant le Centre Pompidou.
Né de la volonté de l'ancien président de la République, qui
[ Lire la suite... ]
|
André Breton, né à Tinchebray (Orne) le 19 février 1896 et mort à Paris le 28 septembre 1966, était un écrivain, poète, essayiste et théoricien du surréalisme. Il est connu en particulier pour des livres comme Nadja (1928), L'Amour fou (1937), et les différents Manifestes du surréalisme. La manière dont il a conduit le mouvement surréaliste et l'importance de son œuvre critique et théorique, en matière d'arts plastiques notamment, en font une figure majeure de l'art et de la littérature au XXe siècle.
Biographie
De la tentative d’un coup d’État poétique au Premier manifeste (1924)
Fils unique d’une famille de la petite bourgeoisie catholique dont la mère impose une éducation rigide, André Breton passe une enfance sans histoire à Pantin (Seine-St-Denis)[1], dans la banlieue nord-est de Paris.
Premières rencontres décisives : Valéry, Apollinaire, Vaché
Au collège Chaptal, il suit une scolarité « moderne » (sans latin ni grec[2]), se fait remarquer par son professeur de rhétorique qui lui fait découvrir Charles Baudelaire et Joris-Karl Huysmans, et par son professeur de philosophie qui lui oppose le positivisme ("Ordre et progrès") aux pensées
[ Lire la suite... ]
|
Jean Rouch (né le 31 mai 1917 à Paris et décédé le 18 février 2004 au Niger) réalisateur de cinéma et ethnologue français, reste célèbre pour la pratique du cinéma direct et pour ses films ethnographiques sur des peuples africains tels que les Dogons et leurs coutumes. Il est considéré comme le créateur d’un sous-genre de la docufiction : l’ethnofiction (voir : sources en anglais).
Biographie
Jean Rouch est le fils de Jules Rouch, météorologue, explorateur et directeur du Musée océanographique de Monaco, qui, sur le bateau Pourquoi-Pas ? a participé avec Jean-Baptiste Charcot à l’une des expéditions polaires françaises en Antarctique de 1908 à 1910. C'est à son retour en France qu'il rencontre sa future femme.
Jean Rouch fut l’élève de Marcel Mauss et de Marcel Griaule, qui documentait ses recherches ethnographiques avec des films. Suivant ces influences, c'est en tant qu'ingénieur des Ponts-et-Chaussées qu'il découvre l'Afrique en 1941. Il est alors responsable d'un chantier au Niger. C'est de cette époque que date sa passion pour le continent africain. Néanmoins, il rentre vite en France où il s'engage dans la résistance.
Après un bref passage comme journaliste à l'Agence France-Presse (AFP), il revient en Afrique où il devient un ethnologue
[ Lire la suite... ]
|
|
|