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African Paris Gallery L'Oeil et la Main. Art premier primitif africain
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Poupées



 

Poupée biga, Mossi, Burkina Faso

2 600,00 €

Kurumba, région de Arimbida  - Burkina Faso
Bois, patine d'usage

Les poupées biga renvoient à deux mondes éloignés: celui du jeu des fillettes, et celui des femmes en quête d'enfant. "Poupée" est le terme le plus courant pour parler de ces petites figurines mossi du Burkina Faso. Le premier a le faire est sans doute le missionnaire Eugène Mangin, en 1921 (Essai sur les us et les coutumes du peuple Mossi au Soudan Occidental, Paris, Augustin Challamel, 1921). "Poupée " révèle une fonction, comme l'expression "statuette de fertilité" dévoile la lutte contre la stérilité. Mais pour certains spécialistes, comme Suzanne Lallemand, il est "impropre, abusif" ("Symbolisme des poupées et acceptation de la maternité" in Objets et Mondes, 1973).La clarté du terme identifiant ces objets cache pourtant des subtilités Ces statuette sont-elles toutes des poupées de petites filles ? Sont-elles toutes des figurines aidant à la conception des enfants ?

Le mot biga signifie, en langue mossi (le moré) "enfant" dans le sens de "descendant". Certaines biga ne sont pas en bois mais en matériau de récupération, comme un épi de maïs décortiqué et tressé pour former une coiffure, un os de chèvre ou de mouton habillé chiffon, un morceau de carton roulé ou une figurine de glaise séchée. Le jouet est, dans le contexte rural du Burkina Faso, la plupart du temps confectionné par l'enfant lui-même. Selon le travail requis par le sculpteur et le prix accordé par le commanditaire à sa fabrication, les Mossi accordent plus ou moins de valeur aux biga. Les plus précieuses seraient celles utilisées rituellement et réalisées par des sculpteurs rémunérés. Pour les enfants, toute biga est importante dès lors qu'elle lui appartient, et peu importe sa forme finalement.

Malgré les différences d'une biga à l'autre, certaines constantes permettent de les différencier d'autres statues africaines et certains traits sont tout à fait caractéristiques de la sculpture mossi (scarifications, coiffures en crête, formes des poitrines...). Toujours féminines, ces petites figurines en bois mesurent de 15 à 30 cm. Le corps simplifié à l'extrême est réduit à 3 éléments: tête, torse et seins.

La tête, partie la plus caractéristique, est souvent un cercle ou un demi-cercle de profil avec une face étroite. Elle représente essemtiellement la coiffure en crête, avec les cheveux nattés figurés par des traits gravés dans le bois. Peu de place est laissé au visage, souvent à peine esquissé, quelquesfois entouré d'incisions correspondant aux scarifications. Le cou, très long, fonctionne comme un lien entre les deux éléments majeurs, la tête et le torse.

Le tronc, plus ou moins cylindre, est soit posé sur une base indépendante, soit évasé pour donner une assise à la sculpture. La surface du corps est animée par des scarifications, avec souvent le nombril marqué  en creux ou en léger relief. Les seins, toujours figurés, ont le plus souvent des formes pleines et allongées. Inscrits dans la continuité du cou ou accrochés au bloc formé par les épaules, ils sont le seul véritable élément échappant au volume du torse, figuré quasiment toujours sans bras ni jambes. Leur mise en avant illustre la fertilité, la procréation mais aussi la prospérité d'une famille.

Représenté de temps en temps, un autre élément, original, caractérise les biga: la trese de cheveux qui descend au centre du front, longe l'arête nasale et se prolonge parfois au-delà du menton, si bien qu'on la confond souvent avec une barbe. En général dénudées dans les collections occidentales, les statuettes portaient souvent un pagne lors de leur utilisation en public, ainsi que différents ornements comme des boucles d'oreille ou des parures de perles de verre, de plastique, de métal ou de cuir, des coquillages comme les cauris, des cordes de coton, des pièces de monnaie, d'os d'oiseau...

L'identification des différents styles est une taches difficile, car les statuettes sont rarement collectées sur le lieu de fabrication: les jeunes femmes les emportent une fois mariées chez leurs époux, qui peut habiter jusqu'à 30 km de chez elles. La première reconnaissance des styles fut tentée par le missionnaire Leonhard Meurer en 1964, et c'est surtout Christopher Roy qui propose dès 1981 trois styles rattachés à des zones régionales, en observant l'agencement de la coiffure, la position de la tête par raport à l'axe du corps, la forme de la poitrine, le socle...
- Style de Ziniaré au centre-nord du pays (nord-est de Ouagadougou), d'où proviennent bon nombre d'exemplaires. La tête, limitée à la représentation de la coiffure, est un demi-cercle de profil, étroit de face, au visage à peine suggéré, avec de petits demi-disques saillants au- dessus des oreilles. Celles-ci sont concaves et percées. Le cou est court et tubulaire. Le corps, cylindrique, est soit évasé, soit posé sur une base.
- Style du nord: dans la région de Risiam, la tête en forme de disque est petite, avec des volumes saillants semi-circulaires au niveau des oreilles. parfois, la têtes est angulaire et pointue. Les traits faciaux sont sommaires, voire inexistants. La poitrine est plus plate et plus tombante que dans le Sud. Le corps est long, droit cylindrique. Un décor d'anneaux empilés marque parfois la base. A Kaya, la caractéristique principale réside dans la projection de la tête en avant du cou, avec un léger décalage vers l'arrière par rapport à l'axe du corps installant un mouvement de recul accentué par la cambrure dorsale. La ligne du crâne se poursuit sans discontinuité jusqu'au bas du torse. Les poupées de Kaya sont souvent enveloppées de cuir.
- Style du nord-est, dans la région de Boulsa. Les figurines, parmi les plus grandes, ont un petit visage concave cassant la forme en disque de la tête plate. Le cou cylindrique est long. Les épaules carrées forment un bloc avec une petite poitrine saillante et le nombril est protubérant.
Quand à la tresse de cheveux sur le front, selon Christopher Roy, elle n'est pas une caractéristique géographique car elle apparaît indifférement dans tous les styles.

Les biga les plus sommaires sont réalisées par les petites filles, leurs grandes soeurs ou leurs parents. Les forgerons, artisans spécialisés dans le fer et le bois, sculptent celles en bois, quelles jeunes filles ou leurs mères habillent et ornent de parures.


 
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